dimanche 20 mai 2012

Forum : premiers frémissements !

Une bonne nouvelle cette semaine !
Je vous dis pas comment on a arrosé ça avec Mauricette ! On en aurait tué le cochon, tiens, comme pour la communion du petit !

Allez, je vous le dis : j'ai reçu un message de Calino m'annonçant qu'il démarrait le début du préambule des pré-discussions en vue de se mettre en contact avec quelqu'un que je lui ai indiqué pour voir si ça s'rait pas des fois possible d'envisager de mettre en route un processus dont les étapes finales seraient la remise en ligne du...
FORUM PiNC,
notre lieu sacré, cette antre divine du Poubellarium interNational Connection, ce lieu de perdition où plus d'un a perdu sa virginité poubellistique.
Bref, en un mot comme en mille : ça a bougé !

Imaginez : cette masse d'informations à nouveau en ligne, ces milliers de messages dont quelques-uns avaient parfois un peu de sens, ces discussions nocturnes entre un Pepejul en extase mystique et Pacu à jeun, portant comme toujours sur sa voisine apparaissant nue dans son jardin... Tout ce corpus scientifique que le monde entier nous envie, cette mémoire vivante du poubellarium... Nos origines !

Hosanna !
Loué soit Calino !

La saison Poubellarium 2012 ne se fera peut-être pas sans notre forum préféré ! Nos efforts et notre pression amicale n'ont donc pas été vains.

J'en ai repris deux fois des carottes râpées, dis donc...


samedi 19 mai 2012

La plante-mystère !

J'ai ramassé il y a deux ans cette plante dans une faible profondeur d'eau, sur les bords d'un ruisseau en Eure et Loir.

Le problème, c'est que ma prof de botanique n'a jamais jugé utile de nous apprendre les plantes aquatiques (faut dire que dans l'herbier, ça craint !).

Donc, je ne suis pas fichu de lui donner un nom.

Si quelqu'un a la moindre idée du nom de l'espèce, je lui en serai reconnaissant.

C'est une plante qui pousse autant en immergé qu'en émergé, et que j'apprécie donc beaucoup dans mes poubellariums : elle résiste à l'hiver, se bouture à l'infini juste en la cassant, pousse les racines juste plongées dans l'eau, etc.

Qui saurait ?

vendredi 11 mai 2012

The winner is... Sève de la Fleur !

Eh oui !
Sève de la Fleur a été sélectionnée par le Comité International des Poubellariums composé de Mauricette et moi, enfin surtout moi parce que Mauricette était en train de manger sa choucroute du matin...

Il y a donc eu ce matin la cérémonie officielle d'inauguration du Poubellarium Sève de la Fleur, sous la forme d'un nouveau poubellarium enterré de 80 litres.

Une étude psychologique, astrologique et numérologique approfondie de l'heureuse gagnante a permis de choisir le meilleur poisson pour ce poubellarium : le voici.
Vous les reconnaissez ?
Ce sont les femelles Xipho tuxedo qui ont déjà combattu l'an dernier. Elles ont été introduites en début de saison alors qu'elles étaient toutes petites, et ont passé l'été sous les nénuphars jusqu'à devenir les monstres que voici.

Elles ont été rentrées à l'automne, pour passer l'hiver dans un bac naturel non chauffé et non filtré de ma fish-room, en compagnie de deux beaux mâles.
Elles étaient au nombre de 9, et ce sont les trois plus belles qui ont été choisies pour l'aventure.
On remarquera leurs couleurs beaucoup moins vives depuis qu'elles sont retournées en aquarium, comparé à ce qu'elles étaient l'automne dernier après une saison passée dehors...

Leur poubellarium a juste été un peu moins rempli que les autres, à cause de la propension des donzelles à sauter très énergiquement.
Là encore, on est en début de saison, et les plantes sont encore discrètes... Mais ça ira vite.

Et puis on a affaire à des vétérantes, qui ont l'expérience du poubellarium et qui y ont leurs repères.

Je ne m'inquiète donc pas pour elles.

Tiens, en passant, ce sont les mamans des jeunes Xiphos du Poubellarium Aurélien !

jeudi 10 mai 2012

La phyphyse à son Papa !

La physe est ce petit escargot si utile dans nos aquariums et nos poubellariums, qui élimine les déchets et nettoie les feuilles de nos plantes tout en les respectant.

C'est un escargot qui a des poumons, et respire donc en surface, où il va d'ailleurs généralement pondre ses oeufs sous la forme de petits amas gélatineux translucides.
Personnellement, je lui préfère les planorbes, mais c'est juste pour des raisons d'appréciation esthétique personnelle.

Il n'est pas rare de voir ce petit escargot couvert d'algues filamenteuses, à la façon d'un camouflage de commando parachutiste ! On le voit alors se promener avec sa coquille couronnée de vert, ce que je n'ai jamais observé en revanche sur des planorbes. C'est une sorte de spécialité des physes !

En voici une, photographiée fin avril dans un de mes bacs en polypropylène transparent :



Elle est pas belle, la petite physe à son Papa, avec sa jupette ?

Une autre, en robe longue :
Mon fils trouve qu'on devrait l'appeler la Physée Ariane ! Mais bon, c'est aussi le fils à la Mauricette, alors bon...

Ce charmant enfant a d'ailleurs dit, avec cette merveilleuse spontanéité qui le caractérise : "On dirait Maman qui pète !"
Feuzez-en, des enfants !

Franchement, si ça, c'est pas du naturel !...




mercredi 9 mai 2012

Riccia et lentilles d'eau en hiver...

Mes poubellariums ont passé l'hiver pleins, en l'état, et ont gelé autant que c'était possible !

Mais, au printemps, on y retrouve les premiers fragments qui permettront aux plantes flottantes de repartir et d'envahir à nouveau toute la surface dès l'été.

Sur cette photo amusante prise en mars, on voit côte à côte un fragment de Riccia fluitans et une toute petite feuille de lentille d'eau.


La Riccia, très utilisée en aquariums chauffés, est en effet capable de résister à nos hivers, quelques brins survivant à la glace pour redémarrer au printemps. C'est pourquoi on trouve de la Riccia dans de très nombreuses mares dans le monde, et notamment en France.

Quand à la lentille d'eau, un tout petit morceau de fragment de quart de bout de feuille vous promet une saison entière à en jeter par brouettes pleines sur le tas de compost ! La mitraillette ne suffirait pas à la tuer.

Un seul individu qui en génère ensuite des millions !
Ça a un petit côté Adam et Ève, tout ça...

mardi 8 mai 2012

La première feuille du nénuphar !

Pas encore dur de la feuille, mon nénuphar, au contraire !

Voici sa première feuille, encore toute tendre et toute rougeâtre, à peine sortie de l'eau, même pas sèche, découvrant la surface et le monde aérien.

Le pied est resté dans son poubellarium rempli tout l'hiver, sans aucun soin particulier. Il est dans un pot où il se sent à l'étroit, et dont faudra bien que je le libère un de ces jours...

Le pot est en terre cuite, et il a été rempli lors de l'installation d'un peu de terre de jardin toute simple, dont il a dû terminer de bouffer tous les minéraux depuis bien longtemps !

Je suppose donc qu'il se contente désormais des déchets des poissons et des plantes du poubellarium, dissous dans l'eau sous forme entre autres de nitrates, et du crapapouët qui jonche le fond..

Je ne sais pas encore quels poissons auront l'honneur de nager sous ses feuilles cet été. On verra.

lundi 7 mai 2012

La Meduse gagne un poubellarium !

Vous le savez certainement : il y a eu des élections hier.

Je suis donc en mesure de vous donner les résultats définitifs : c'est La Meduse qui a gagné, et laissera donc son nom dans l'histoire comme la Présidente des platys, de tous les platys, qu'ils soient d'un camp ou d'un autre, car c'est une rassembleuse, c'est bien connu.

Avant de faire le grand saut dans le changement, quelques militants ont accepté de poser pour la postérité :
Il s'agit d'un couple de vrais platys variatus (Xiphophorus variatus), beaucoup moins frileux que les maculatus classiques. Ils ont passé l'hiver sans chauffage au sous-sol, et ont visiblement adoré ça !

J'en ai sélectionné trois, dont une seule femelle, mais les mâles ne sont pas trop pénibles et cela devrait aller.

Ils ont rejoint un poubellarium voici quelques jours, lequel attendait justement le résultat des élections pour être baptisé, ce qui est maintenant chose faite :

Reste à attendre que les plantes envahissent un peu tout ça, et peut-être feront-ils des bébés cet été...

Le projet du Musée National du Poubellarium avance donc sérieusement !

Je vais essayer de vous faire un plan du truc, parce qu'on va vite ne plus y retrouver ses petits, là-dedans.

dimanche 6 mai 2012

Les xiphos d'Aurélien en photo !

Puisque, comme annoncé hier, Aurélien vient d'hériter du poubellarium peuplé d'alevins Xipho tuxedo, autant qu'il voit ses enfants en photo.

Je vous le disais, mes femelles xipho, malgré les températures basses de leur aquarium non chauffé (16 à 17°C cet hiver), pondent tout ce qu'elles peuvent.
Voici donc une brassée de leur progéniture, tous âges confondus :

Certains sont déjà des juvéniles, et auront donc tout avantage à grandir en poubellarium, pour devenir grands et forts comme leur Papa !

C'est donc, comme je l'écrivais, une sélection de 12 joyeux pionniers qui est allée garnir le Poubellarium Aurélien, désormais célèbre, pour affronter le printemps banlieusard :

Et vus de face, avec le sourire !

Sont beaux, hein, mes bébés ! Et ce regard intelligent... Leur Papa tout craché !
Faut dire que ça a grandi gavé de zooplancton (daphnies, cyclops...) en pagaille et de microvers et de Grindals élevés maison. Ça vous fait du gamin costaud, la bonne nourriture naturelle et vivante !

Je pense que je vais les appeler Aurélien, comme leur poubellarium, tiens.




samedi 5 mai 2012

Les bébés xipho sont pour Aurélien !

Aurélien a laissé un commentaire en tendant une perche monstrueuse que j'ai saisie, n'étant pas moi-même d'une finesse absolue.

J'ai donc sorti des bébés Xipho tuxedo, une douzaine, puisque j'en ai actuellement tout le tour du ventre. En effet, les grosses femelles de l'an dernier ont passé l'hiver sans vraiment maigrir et je me retrouve donc à la tête d'un cheptel de 9 femelles énormes et 4 beaux mâles adultes.
Autant vous dire que ça pond tout ce que ça peut au milieu de la moulme et des plantes flottantes crado de leur aquarium naturel intérieur
Faut donc sortir du monde, et c'est ce que j'ai fait le 2 mai.

J'ai choisi pour cela un poubellarium enterré, le Xipho étant un animal farceur et sauteur.
La température était de 19°C, soit un peu moins que dans les poubellariums non-enterrés. Mais je pense qu'ils me remercieront cet été, quand il fera 30°C à l'ombre !

J'ai donc baptisé ce nouveau poubellarium "Poubellarium Aurélien". Il l'a bien cherché !

Je vais dans les jours qui viennent révéler d'autres poubellariums, baptisés au gré de leur remplissage par les pseudos de certains lecteur fidèles et acharnés de ce blog gravement névrosé... Et pis après, on pourra faire des concours ! Nous avons donc à ce jour :

- le Poubellarium Michèle Torr avec des Danios albolineatus :

- le Poubellarium Mauricette avec des Danios kyathit et ses iris :

- le Poubellarium Aurélien avec sa douzaine de bébés Xiphos tuxedo :

Tremblez, lecteurs, car le prochain, c'est peut-être vous !!!


Chuis vraiment un pourri, moi !

mercredi 2 mai 2012

Poubellarium-mère : qu'est-ce que c'est ?

Pour les chanceux qui ont, comme moi, de la place au jardin pour installer de nombreux poubellariums, je recommande l'entretien de ce que j'appelle un "poubellarium-mère".

Cher moi, c'est un poubellarium de grande taille (300 litres) qui reste rempli à l'année, mais ne reçoit jamais de poissons. Le mien est en eau depuis 8 ans et je ne l'ai jamais complètement vidé.

On place dans ce poubellarium le maximum d'espèces d'invertébrés : aselles, ostracodes, daphnies diverses, cyclops, vers aquatiques, etc. Mais aussi du phytoplancton d'espèces variées, et assez de plantes pour boucler le cycle des matières organiques. Car ce sont les tissus morts de ces plantes qui nourriront les aselles, dont les déjections nourriront le phytoplancton, que mangeront les daphnies, dont les mues feront le bonheur des ostracodes, etc. Au fil des années, la diversité biologique y deviendra de plus en plus forte, de nombreuses espèces d'animalcules étant apportées par vos manipulations, par le vent ou par les pattes de visiteurs ailés (oiseaux et insectes).

Mais pour quoi faire, me direz-vous, avec l'incroyable culot et cette insolence qui vous caractérisent ?

En réalité, à chaque fois que je démarre un nouveau poubellarium, j'utilise l'eau de mon poubellarium-mère pour l'ensemencer. Dans une simple bouteille, voire un seau, remplis de cette eau, j'introduis ainsi toute la flore bactérienne et planctonique possible au nouveau bac.
Je remplis d'abord le poubellarium avec de l'eau du robinet, je laisse passer quelques jours pour que les divers adjuvants (comme le chlore ou les chloramines) s'éliminent d'eux-mêmes, puis j'ajoute une bouteille de ce merveilleux Gibolin venant du Poubellarium-mère.
Pour être vraiment perfectionniste, j'ajoute une poignée de crapapouët récolté au fond du poubellarium-mère, cette excellente bouillasse que les pédants appellent "moulme" (mulm en anglais) pour faire leur malin...

Et voilà comment on crée un nouveau monde, carrément, rien que ça !

On peut donc dire, sans risque d'exagérer, que le Poubellarium-mère est une sorte d'incarnation terrestre du Grand Poubellarium Cosmique que chacun d'entre vous ne manque pas, je l'espère, d'invoquer chaque matin et chaque soir.

Ainsi soit-il !

mardi 1 mai 2012

Attention : sortie de poissons !

Bon, alors là, je préfère vous le dire tout de suite, j'ai pété les plombs, comme disent les jeunes.

L'eau des poubellariums est à 22°C, les poissons déjà sortis se portent bien... Bref, toutes les conditions semblent réunies pour une vague de poubellarisation supplémentaire !

Bien sûr, nous sommes encore tôt dans la saison et il s'agit de ne sortir que des poissons rustiques, essentiellement des cyprinidés (la famille du poisson rouge !). Pour les vivipares et autres killis, on attendra encore un peu.

J'ai donc commencé à peupler les poubellariums enterrés.

Dans le premier, que j'ai nommé "Poubellarium Michèle Torr" (je fais ce que je veux !!!), ont été introduits des Danios albo (les Brachydanios albolineatus), ces poissons au charme assez discret qui réside dans leurs reflets nacrés.

Au nombre de 8, ils n'auront pas le stress de la solitude, ce qui est à mes yeux très important, voire capital pour leur bien-être. Parfaitement acclimatés depuis plusieurs semaines, je les crois prêts pour passer l'été dans leur nouveau camp de vacances !
Leur poubellarium n'est pour l'instant peuplé que d'un peu de mousse de Java. J'ignore si cela permettra de cacher quelques oeufs, j'en doute quelque peu...
Ils ont trouvé dès leur arrivée des larves de moustiques à manger.
Affaire à suivre.

Dans le poubellarium suivant, baptisé "Poubellarium Mauricette" (c'est un hommage !), j'ai lâché 9 Danios kyathit (Brachydanio kyathit).

Là aussi, en bande suffisamment nombreuse, ils devraient se plaire. Ils ont été acclimatés avec les Danios albo à l'intérieur, mais sont restés assez peu colorés à mon goût. J'espère que l'été à l'extérieur leur fera du bien et qu'ils en ressortiront rutilants !
Ils ont un peu plus de chance que leurs copains, puisque leur poubellarium héberge deux pieds d'iris d'eau et un stolon de Pistia stratiotes, dont les racines encore très petites ne demandent qu'à s'allonger dans le bac.
Là encore, larves de moustique en nombre et même de nombreux oeufs de moustique qui assureront le renouvellement des vivres...

Mais ce n'est qu'un début, puisqu'il reste... 17 poubellariums enterrés !